Diário da República, 1.ª série
Resolução da Assembleia da República n.º 7/2024
- Data
- 2024-01-10
- Tipo
- Resolução da Assembleia da República
- Emitente
- ASSEMBLEIA DA REPÚBLICA
Texto integral (6564 palavras)
Resolução da Assembleia da República n.º 7/2024
Sumário: Aprova, para ratificação, a Convenção n.º 190 sobre a eliminação da violência e do
assédio no mundo do trabalho, adotada pela Conferência Geral da Organização Inter-
nacional do Trabalho, na sua 108.ª sessão, realizada em Genebra, a 21 de junho de
2019.
Aprova, para ratificação, a Convenção n.º 190 sobre a eliminação da violência e do assédio no mundo
do trabalho, adotada pela Conferência Geral da Organização
Internacional do Trabalho, na sua 108.ª Sessão, realizada em Genebra, a 21 de junho de 2019
A Assembleia da República resolve, nos termos da alínea i) do artigo 161.º e do n.º 5 do
artigo 166.º da Constituição, aprovar a Convenção n.º 190 sobre a eliminação da violência e do
assédio no mundo do trabalho, adotada pela Conferência Geral da Organização Internacional do
Trabalho, na sua 108.ª Sessão, realizada em Genebra, a 21 de junho de 2019, cujo texto, na versão
autêntica em língua francesa, e respetiva tradução para língua portuguesa, se publica em anexo.
Aprovada em 30 de novembro de 2023.
O Presidente da Assembleia da República, Augusto Santos Silva.
CONVENTION 190
CONVENTION CONCERNANT L’ÉLIMINATION DE LA VIOLENCE ET DU HARCÈLEMENT
DANS LE MONDE DU TRAVAIL
La Conférence générale de l’Organisation internationale du Travail:
Convoquée à Genève par le Conseil d’administration du Bureau international du Travail, et s’y
étant réunie le 10 juin 2019, en sa cent huitième session (session du centenaire);
Rappelant que la Déclaration de Philadelphie affirme que tous les êtres humains, quels que
soient leur race, leur croyance ou leur sexe, ont le droit de poursuivre leur progrès matériel et
leur développement spirituel dans la liberté et la dignité, dans la sécurité économique et avec des
chances égales;
Réaffirmant la pertinence des conventions fondamentales de l’Organisation internationale du
Travail;
Rappelant d’autres instruments internationaux pertinents tels que la Déclaration universelle des
droits de l’homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, le Pacte international
relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, la Convention internationale sur l’élimination
de toutes les formes de discrimination raciale, la Convention sur l’élimination de toutes les formes
de discrimination à l’égard des femmes, la Convention internationale sur la protection des droits
de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille et la Convention relative aux droits
des personnes handicapées;
Reconnaissant le droit de toute personne à un monde du travail exempt de violence et de
harcèlement, y compris de violence et de harcèlement fondés sur le genre;
Reconnaissant que la violence et le harcèlement dans le monde du travail peuvent constituer une
violation des droits humains ou une atteinte à ces droits, et que la violence et le harcèlement mettent
en péril l’égalité des chances et sont inacceptables et incompatibles avec le travail décent;
Reconnaissant l’importance d’une culture du travail fondée sur le respect mutuel et la dignité
de l’être humain aux fins de la prévention de la violence et du harcèlement;
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Rappelant que les Membres ont l’importante responsabilité de promouvoir un environnement
général de tolérance zéro à l’égard de la violence et du harcèlement pour faciliter la prévention de
tels comportements et pratiques, et que tous les acteurs du monde du travail doivent s’abstenir de
recourir à la violence et au harcèlement, les prévenir et les combattre;
Reconnaissant que la violence et le harcèlement dans le monde du travail nuisent à la santé
psychologique, physique et sexuelle, à la dignité et à l’environnement familial et social de la personne;
Reconnaissant que la violence et le harcèlement nuisent aussi à la qualité des services publics
et des services privés et peuvent empêcher des personnes, en particulier les femmes, d’entrer, de
rester et de progresser sur le marché du travail;
Notant que la violence et le harcèlement sont incompatibles avec la promotion d’entreprises
durables et ont un impact négatif sur l’organisation du travail, les relations sur le lieu de travail, la
motivation des travailleurs, la réputation de l’entreprise et la productivité;
Reconnaissant que la violence et le harcèlement fondés sur le genre touchent de manière
disproportionnée les femmes et les filles, et reconnaissant également qu’une approche inclusive,
intégrée et tenant compte des considérations de genre, qui s’attaque aux causes sous-jacentes et
aux facteurs de risque, y compris aux stéréotypes de genre, aux formes multiples et intersection-
nelles de discrimination et aux rapports de pouvoir inégaux fondés sur le genre, est essentielle pour
mettre fin à la violence et au harcèlement dans le monde du travail;
Notant que la violence domestique peut se répercuter sur l’emploi, la productivité ainsi que sur
la santé et la sécurité, et que les gouvernements, les organisations d’employeurs et de travailleurs
et les institutions du marché du travail peuvent contribuer, dans le cadre d’autres mesures, à faire
reconnaître les répercussions de la violence domestique, à y répondre et à y remédier;
Après avoir décidé d’adopter diverses propositions concernant la violence et le harcèlement
dans le monde du travail, question qui constitue le cinquième point à l’ordre du jour de la session;
Après avoir décidé que ces propositions prendraient la forme d’une convention internationale:
adopte, ce vingt et unième jour de juin deux mille dix-neuf, la convention ci-après, qui sera dénom-
mée Convention sur la violence et le harcèlement, 2019:
I. Définitions
Article 1
1 — Aux fins de la présente convention:
a) l’expression «violence et harcèlement» dans le monde du travail s’entend d’un ensemble
de comportements et de pratiques inacceptables, ou de menaces de tels comportements et prati-
ques, qu’ils se produisent à une seule occasion ou de manière répétée, qui ont pour but de causer,
causent ou sont susceptibles de causer un dommage d’ordre physique, psychologique, sexuel ou
économique, et comprend la violence et le harcèlement fondés sur le genre;
b) l’expression «violence et harcèlement fondés sur le genre» s’entend de la violence et du
harcèlement visant une personne en raison de son sexe ou de son genre ou ayant un effet dispro-
portionné sur les personnes d’un sexe ou d’un genre donné, et comprend le harcèlement sexuel.
2 — Sans préjudice des dispositions des alinéas a) et b) du paragraphe 1 du présent article,
les définitions figurant dans la législation nationale peuvent énoncer un concept unique ou des
concepts distincts.
II. Champ d’application
Article 2
1 — La présente convention protège les travailleurs et autres personnes dans le monde du
travail, y compris les salariés tels que définis par la législation et la pratique nationales, ainsi que les
personnes qui travaillent, quel que soit leur statut contractuel, les personnes en formation, y compris
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les stagiaires et les apprentis, les travailleurs licenciés, les personnes bénévoles, les personnes à
la recherche d’un emploi, les candidats à un emploi et les individus exerçant l’autorité, les fonctions
ou les responsabilités d’un employeur.
2 — La présente convention s’applique à tous les secteurs, public ou privé, dans l’économie
formelle ou informelle, en zone urbaine ou rurale.
Article 3
La présente convention s’applique à la violence et au harcèlement dans le monde du travail
s’exerçant à l’occasion, en lien avec ou du fait du travail:
a) sur le lieu de travail, y compris les espaces publics et les espaces privés lorsqu’ils servent
de lieu de travail;
b) sur les lieux où le travailleur est payé, prend ses pauses ou ses repas ou utilise des installa-
tions sanitaires, des salles d’eau ou des vestiaires;
c) à l’occasion de déplacements, de voyages, de formations, d’événements ou d’activités
sociales liés au travail;
d) dans le cadre de communications liées au travail, y compris celles effectuées au moyen de
technologies de l’information et de la communication;
e) dans le logement fourni par l’employeur;
f) pendant les trajets entre le domicile et le lieu de travail.
III. Principes fondamentaux
Article 4
1 — Tout Membre qui ratifie la présente convention doit respecter, promouvoir et réaliser le
droit de toute personne à un monde du travail exempt de violence et de harcèlement.
2 — Tout Membre doit adopter, conformément à la législation et à la situation nationales et en
consultation avec les organisations représentatives d’employeurs et de travailleurs, une approche
inclusive, intégrée et tenant compte des considérations de genre, qui vise à prévenir et à éliminer
la violence et le harcèlement dans le monde du travail. Cette approche devrait prendre en compte
la violence et le harcèlement impliquant des tiers, le cas échéant, et consiste notamment à:
a) interdire en droit la violence et le harcèlement;
b) garantir que des politiques pertinentes traitent de la violence et du harcèlement;
c) adopter une stratégie globale afin de mettre en œuvre des mesures pour prévenir et com-
battre la violence et le harcèlement;
d) établir des mécanismes de contrôle de l’application et de suivi ou renforcer les mécanismes
existants;
e) garantir l’accès à des moyens de recours et de réparation ainsi qu’à un soutien pour les
victimes;
f) prévoir des sanctions;
g) élaborer des outils, des orientations et des activités d’éducation et de formation et sensibi-
liser, sous des formes accessibles selon le cas;
h) garantir l’existence de moyens d’inspection et d’enquête efficaces pour les cas de violence et
de harcèlement, y compris par le biais de l’inspection du travail ou d’autres organismes compétents.
3 — Lorsqu’il adopte et met en œuvre l’approche visée au paragraphe 2 du présent article, tout
Membre doit reconnaître les fonctions et rôles différents et complémentaires des gouvernements, et
des employeurs et travailleurs et de leurs organisations respectives, en tenant compte de la nature
et de l’étendue variables de leurs responsabilités respectives.
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Article 5
En vue de prévenir et d’éliminer la violence et le harcèlement dans le monde du travail, tout
Membre doit respecter, promouvoir et réaliser les principes et droits fondamentaux au travail, à savoir
la liberté d’association et la reconnaissance effective du droit de négociation collective, l’élimination
de toute forme de travail forcé ou obligatoire, l’abolition effective du travail des enfants et l’élimination
de la discrimination en matière d’emploi et de profession, et aussi promouvoir le travail décent.
Article 6
Tout Membre doit adopter une législation et des politiques garantissant le droit à l’égalité et
à la non-discrimination dans l’emploi et la profession, notamment aux travailleuses, ainsi qu’aux
travailleurs et autres personnes appartenant à un ou plusieurs groupes vulnérables ou groupes en
situation de vulnérabilité qui sont touchés de manière disproportionnée par la violence et le harcè-
lement dans le monde du travail.
IV. Protection et prévention
Article 7
Sans préjudice des dispositions de l’article 1 et conformément à celles-ci, tout Membre doit
adopter une législation définissant et interdisant la violence et le harcèlement dans le monde du
travail, y compris la violence et le harcèlement fondés sur le genre.
Article 8
Tout Membre doit prendre des mesures appropriées pour prévenir la violence et le harcèlement
dans le monde du travail, notamment:
a) reconnaître le rôle important des pouvoirs publics en ce qui concerne les travailleurs de
l’économie informelle;
b) identifier, en consultation avec les organisations d’employeurs et de travailleurs concernées et
par d’autres moyens, les secteurs ou professions et les modalités de travail qui exposent davantage
les travailleurs et autres personnes concernées à la violence et au harcèlement;
c) prendre des mesures pour protéger ces personnes de manière efficace.
Article 9
Tout Membre doit adopter une législation prescrivant aux employeurs de prendre des mesures
appropriées correspondant à leur degré de contrôle pour prévenir la violence et le harcèlement dans
le monde du travail, y compris la violence et le harcèlement fondés sur le genre, et en particulier,
dans la mesure où cela est raisonnable et pratiquement réalisable:
a) d’adopter et de mettre en œuvre, en consultation avec les travailleurs et leurs représentants,
une politique du lieu de travail relative à la violence et au harcèlement;
b) de tenir compte de la violence et du harcèlement, et des risques psychosociaux qui y sont
associés, dans la gestion de la sécurité et de la santé au travail;
c) d’identifier les dangers et d’évaluer les risques de violence et de harcèlement, en y associant
les travailleurs et leurs représentants, et de prendre des mesures destinées à prévenir et à maîtriser
ces dangers et ces risques;
d) de fournir aux travailleurs et autres personnes concernées, sous des formes accessibles
selon le cas, des informations et une formation sur les dangers et les risques de violence et de
harcèlement identifiés et sur les mesures de prévention et de protection correspondantes, y compris
sur les droits et responsabilités des travailleurs et autres personnes concernées en lien avec la
politique visée à l’alinéa a) du présent article.
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V. Contrôle de l’application et moyens
de recours et de réparation
Article 10
Tout Membre doit prendre des mesures appropriées pour:
a) suivre et faire appliquer la législation nationale relative à la violence et au harcèlement dans
le monde du travail;
b) garantir un accès aisé à des moyens de recours et de réparation appropriés et efficaces
ainsi qu’à des mécanismes et procédures de signalement et de règlement des différends en matière
de violence et de harcèlement dans le monde du travail, qui soient sûrs, équitables et efficaces,
tels que:
i) des procédures de plainte et d’enquête et, s’il y a lieu, des mécanismes de règlement des
différends au niveau du lieu de travail;
ii) des mécanismes de règlement des différends extérieurs au lieu de travail;
iii) des tribunaux et autres juridictions;
iv) des mesures de protection des plaignants, des victimes, des témoins et des lanceurs d’alerte
contre la victimisation et les représailles;
v) des mesures d’assistance juridique, sociale, médicale ou administrative pour les plaignants
et les victimes;
c) protéger la vie privée des personnes concernées et la confidentialité, dans la mesure du
possible et selon qu’il convient, et veiller à ce que les exigences en la matière ne soient pas appli-
quées abusivement;
d) prévoir des sanctions, s’il y a lieu, en cas de violence et de harcèlement dans le monde du
travail;
e) prévoir que les victimes de violence et de harcèlement fondés sur le genre dans le monde
du travail auront effectivement accès à des mécanismes de plainte et de règlement des différends,
à un soutien, à des services et à des moyens de recours et de réparation tenant compte des con-
sidérations de genre, sûrs et efficaces;
f) reconnaître les effets de la violence domestique et, dans la mesure où cela est raisonnable
et pratiquement réalisable, atténuer son impact dans le monde du travail;
g) garantir que tout travailleur a le droit de se retirer d’une situation de travail dont il a des motifs
raisonnables de penser qu’elle présente un danger imminent et grave pour sa vie, sa santé ou sa
sécurité, en raison de violence et de harcèlement, sans subir de représailles ni autres conséquences
indues, et le devoir d’en informer la direction;
h) veiller à ce que l’inspection du travail et d’autres autorités compétentes, le cas échéant,
soient habilitées à traiter la question de la violence et du harcèlement dans le monde du travail,
notamment en ordonnant des mesures immédiatement exécutoires ou l’arrêt du travail lorsqu’il
existe un danger imminent pour la vie, la santé ou la sécurité, sous réserve de tout droit de recours
judiciaire ou administratif qui pourrait être prévu par la législation.
VI. Orientations, formation et sensibilisation
Article 11
Tout Membre doit, en consultation avec les organisations représentatives d’employeurs et de
travailleurs, s’efforcer de garantir que:
a) la question de la violence et du harcèlement dans le monde du travail est traitée dans les
politiques nationales pertinentes, comme celles relatives à la sécurité et à la santé au travail, à
l’égalité et à la non-discrimination et aux migrations;
b) des orientations, des ressources, des formations ou d’autres outils concernant la violence
et le harcèlement dans le monde du travail, y compris la violence et le harcèlement fondés sur le
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genre, sont mis à la disposition des employeurs et des travailleurs et de leurs organisations ainsi
que des autorités compétentes, sous des formes accessibles selon le cas;
c) des initiatives sont prises en la matière, notamment des campagnes de sensibilisation.
VII. Méthodes d’application
Article 12
Les dispositions de la présente convention doivent être appliquées par voie de législation
nationale ainsi que par des conventions collectives ou d’autres mesures conformes à la pratique
nationale, y compris en étendant, ou en adaptant, les mesures existantes de sécurité et de santé
au travail à la question de la violence et du harcèlement et en élaborant des mesures spécifiques
si nécessaire.
VIII. Dispositions finales
Article 13
Les ratifications formelles de la présente convention sont communiquées au Directeur général
du Bureau international du Travail aux fins d’enregistrement.
Article 14
1 — La présente convention ne lie que les Membres de l’Organisation internationale du Travail
dont la ratification a été enregistrée par le Directeur général du Bureau international du Travail.
2 — Elle entre en vigueur douze mois après que les ratifications de deux Membres ont été
enregistrées par le Directeur général.
3 — Par la suite, cette convention entre en vigueur pour chaque Membre douze mois après la
date de l’enregistrement de sa ratification.
Article 15
1 — Tout Membre ayant ratifié la présente convention peut la dénoncer à l’expiration d’une
période de dix années après la date de la mise en vigueur initiale de la convention, par un acte
communiqué au Directeur général du Bureau international du Travail aux fins d’enregistrement. La
dénonciation prend effet une année après avoir été enregistrée.
2 — Tout Membre ayant ratifié la présente convention qui, dans l’année après l’expiration de
la période de dix années mentionnée au paragraphe précédent, ne se prévaut pas de la faculté
de dénonciation prévue par le présent article sera lié pour une nouvelle période de dix années et,
par la suite, pourra dénoncer la présente convention dans la première année de chaque nouvelle
période de dix années dans les conditions prévues au présent article.
Article 16
1 — Le Directeur général du Bureau international du Travail notifie à tous les Membres de
l’Organisation internationale du Travail l’enregistrement de toutes les ratifications et dénonciations
qui lui sont communiquées par les Membres de l’Organisation.
2 — En notifiant aux Membres de l’Organisation l’enregistrement de la deuxième ratification
communiquée, le Directeur général appelle l’attention des Membres de l’Organisation sur la date à
laquelle la présente convention entrera en vigueur.
Article 17
Le Directeur général du Bureau international du Travail communique au Secrétaire général des
Nations Unies, aux fins d’enregistrement, conformément à l’article 102 de la Charte des Nations
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Unies, des renseignements complets au sujet de toutes ratifications et dénonciations enregistrées
conformément aux articles précédents.
Article 18
Chaque fois qu’il le juge nécessaire, le Conseil d’administration du Bureau international du
Travail présente à la Conférence générale un rapport sur l’application de la présente convention
et examine s’il y a lieu d’inscrire à l’ordre du jour de la Conférence la question de sa révision totale
ou partielle.
Article 19
1 — Au cas où la Conférence adopte une nouvelle convention portant révision de la présente
convention, et à moins que la nouvelle convention n’en dispose autrement:
a) la ratification par un Membre de la nouvelle convention portant révision entraîne de plein
droit, nonobstant l’article 15 ci-dessus, la dénonciation immédiate de la présente convention, sous
réserve que la nouvelle convention portant révision soit entrée en vigueur;
b) à partir de la date de l’entrée en vigueur de la nouvelle convention portant révision, la pré-
sente convention cesse d’être ouverte à la ratification des Membres.
2 — La présente convention demeure en tout cas en vigueur dans sa forme et teneur pour les
Membres qui l’auraient ratifiée et qui ne ratifieraient pas la convention portant révision.
Article 20
Les versions française et anglaise du texte de la présente convention font également foi.
Le texte qui précède est le texte authentique de Ia convention dûment adoptée par Ia Confé-
rence générale de l’Organisation Internationale du Travail dans sa cent huitième session qui s’est
tenue à Genève et qui a été déclarée close le vingt et unième jour de juin 2019.
En foi de quoi ont apposé leurs signatures, ce jour de juin 2019:
Le Président de Ia Conférence:
Jean Jacques Elmiger.
Le Directeur général du Bureau international du Travail:
Guy Ryder.
CONVENÇÃO 190
CONVENÇÃO SOBRE A ELIMINAÇÃO DA VIOLÊNCIA E DO ASSÉDIO NO MUNDO DO TRABALHO
A Conferência Internacional da Organização Internacional do Trabalho:
Convocada em Genebra pelo Conselho de Administração do Secretariado Internacional do
Trabalho, e tendo aí reunido a 10 de junho de 2019, na sua centésima oitava sessão (sessão do
centenário);
Recordando que a Declaração de Filadélfia afirma que todos os seres humanos, qualquer que
seja a sua raça, a sua crença ou o seu sexo, têm o direito de efetuar o seu progresso material e o
seu desenvolvimento espiritual em liberdade e com dignidade, com segurança económica e com
oportunidades iguais;
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Reafirmando a relevância das convenções fundamentais da Organização Internacional do
Trabalho;
Recordando outros instrumentos internacionais relevantes, como a Declaração Universal dos
Direitos Humanos, o Pacto Internacional sobre os Direitos Civis e Políticos, o Pacto Internacional
sobre os Direitos Económicos, Sociais e Culturais, a Convenção Internacional sobre a Eliminação
de Todas as Formas de Discriminação Racial, a Convenção sobre a Eliminação de Todas as Formas
de Discriminação contra as Mulheres, a Convenção Internacional sobre a Proteção dos Direitos de
Todos os Trabalhadores Migrantes e Membros de Suas Famílias, e a Convenção sobre os Direitos
das Pessoas com Deficiência;
Reconhecendo o direito de todas as pessoas a um mundo de trabalho livre de violência e
assédio, incluindo a violência e o assédio com base no género;
Reconhecendo que a violência e o assédio no mundo do trabalho podem constituir uma violação
dos direitos humanos ou um abuso desses direitos, e que a violência e o assédio são uma ameaça
à igualdade de oportunidades e são inaceitáveis e incompatíveis com o trabalho digno;
Reconhecendo a importância de uma cultura de trabalho com base no respeito mútuo e na
dignidade do ser humano para prevenir a violência e o assédio;
Recordando que os Membros têm a importante responsabilidade de promover um ambiente
geral de tolerância zero no que diz respeito à violência e ao assédio, para facilitar a prevenção de
tais comportamentos e práticas, e que todos os intervenientes no mundo do trabalho devem abster-
-se de recorrer à violência e ao assédio, e devem prevenir e combater a violência e o assédio;
Reconhecendo que a violência e o assédio no mundo do trabalho afetam a saúde psicológica,
física e sexual, e a dignidade e ambiente familiar e social da pessoa;
Reconhecendo que a violência e o assédio também afetam a qualidade dos serviços públicos
e dos serviços privados e podem impedir as pessoas, em particular as mulheres, de acederem, de
permanecerem e de progredirem no mercado de trabalho;
Considerando que a violência e o assédio são incompatíveis com a promoção de empresas
sustentáveis e têm um impacto negativo na organização do trabalho, nas relações no local de tra-
balho, na motivação dos trabalhadores, na reputação da empresa e na produtividade;
Reconhecendo que a violência e o assédio com base no género afetam desproporcionalmente
as mulheres e as raparigas, e reconhecendo igualmente que uma abordagem inclusiva, integrada
e que tenha em conta as considerações de género, que aborde as causas subjacentes e os fatores
de risco, incluindo os estereótipos de género, a multiplicidade e a intersecção das formas de dis-
criminação, e a desigualdade das relações de poder com base no género, é essencial para acabar
com a violência e o assédio no mundo do trabalho;
Considerando que a violência doméstica pode ter repercussões no emprego, na produtividade,
assim como na saúde e na segurança, e que os governos, as organizações de empregadores e
de trabalhadores e as instituições do mercado de trabalho podem contribuir, no quadro de outras
medidas, para que sejam reconhecidas as repercussões da violência doméstica, para a sua res-
posta e abordagem;
Depois de ter decidido adotar diversas propostas relativas à violência e assédio no mundo do
trabalho, questão que constitui o quinto ponto da ordem do dia da sessão;
Depois de ter decidido que essas propostas tomariam a forma de uma convenção internacional:
adota, neste vigésimo primeiro dia de junho de dois mil e dezanove, a seguinte convenção, que
será denominada Convenção sobre a violência e o assédio, 2019:
I. Definições
Artigo 1.º
1 — Para efeitos da presente convenção:
a) A expressão «violência e assédio» no mundo do trabalho refere-se a um conjunto de com-
portamentos e de práticas inaceitáveis, ou de ameaças de tais comportamentos e práticas, que
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ocorram numa só ocasião ou de maneira repetida, que tenham por fim causar, que causem ou que
sejam suscetíveis de causar um dano físico, psicológico, sexual ou económico, e inclui a violência
e o assédio com base no género;
b) A expressão «violência e assédio com base no género» refere-se à violência e ao assédio
dirigido a uma pessoa em razão do seu sexo ou do seu género, ou tendo um efeito desproporcional
sobre as pessoas de um dado sexo ou género, e inclui o assédio sexual.
2 — Sem prejuízo do disposto nas alíneas a) e b) do n.º 1 do presente artigo, as definições na
legislação nacional podem prever um conceito único ou conceitos separados.
II. Âmbito de aplicação
Artigo 2.º
1 — A presente convenção protege os trabalhadores e outras pessoas no mundo do trabalho,
incluindo os trabalhadores tal como definidos pela legislação e prática nacionais, assim como as
pessoas que trabalham, qualquer que seja o seu estatuto contratual, as pessoas em formação,
incluindo os estagiários e os aprendizes, os trabalhadores despedidos, os voluntários, as pessoas
à procura de emprego, os candidatos a emprego e os indivíduos que exercem a autoridade, as
funções ou as responsabilidades de um empregador.
2 — A presente convenção aplica-se a todos os setores, público ou privado, na economia
formal ou informal, em zona urbana ou rural.
Artigo 3.º
A presente convenção aplica-se à violência e ao assédio no mundo do trabalho que ocorram
durante o trabalho, que se relacionem com o trabalho ou que sejam decorrentes do trabalho:
a) No local de trabalho, incluindo nos espaços públicos e nos espaços privados quando são
um local de trabalho;
b) Nos locais onde o trabalhador é remunerado, faz as suas pausas ou as suas refeições ou
usa instalações sanitárias, nos balneários ou vestiários;
c) Durante deslocações, viagens, formações, eventos ou atividades sociais relacionadas com
o trabalho;
d) No contexto de comunicações relacionadas com o trabalho, incluindo as efetuadas por meio
das tecnologias da informação e da comunicação;
e) No alojamento fornecido pelo empregador; e
f) Durante o trajeto entre o domicílio e o local de trabalho.
III. Princípios fundamentais
Artigo 4.º
1 — Qualquer Membro que ratifique a presente convenção deve respeitar, promover e asse-
gurar o direito de todas as pessoas a um mundo de trabalho livre de violência e assédio.
2 — Qualquer Membro deve adotar, de acordo com a legislação e as circunstâncias nacionais
e em consulta com as organizações representativas de empregadores e de trabalhadores, uma
abordagem inclusiva, integrada e que tenha em conta as considerações de género, para prevenir
e eliminar a violência e o assédio no mundo do trabalho. Esta abordagem deverá ter em conta a
violência e o assédio que envolvam terceiros, se aplicável, e consiste, designadamente, em:
a) Proibir por lei a violência e o assédio;
b) Garantir que as políticas pertinentes abordem a violência e o assédio;
c) Adotar uma estratégia global para implementar medidas para prevenir e combater a violência
e o assédio;
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d) Estabelecer mecanismos de controlo da aplicação e de acompanhamento ou reforçar os
mecanismos existentes;
e) Garantir o acesso das vítimas a meios de recurso e de reparação e a apoio;
f) Prever sanções;
g) Desenvolver ferramentas, orientações e atividades de educação e de formação, e sensibi-
lizar, de forma acessível, consoante o caso;
h) Garantir a existência de meios eficazes de inspeção e de investigação para os casos de
violência e de assédio, incluindo através da inspeção do trabalho ou de outros organismos com-
petentes.
3 — Ao adotar e aplicar a abordagem referida no n.º 2 do presente artigo, qualquer Membro
deve reconhecer as funções e papéis diferentes e complementares dos governos, dos empregadores
e dos trabalhadores e das suas respetivas organizações, tendo em conta a natureza e o alcance
variáveis das suas respetivas responsabilidades.
Artigo 5.º
Para prevenir e eliminar a violência e o assédio no mundo do trabalho, qualquer Membro deve
respeitar, promover e assegurar os princípios e direitos fundamentais no trabalho, a saber, a liberdade
de associação e o reconhecimento efetivo do direito de negociação coletiva, a eliminação de todas
as formas de trabalho forçado ou obrigatório, a abolição efetiva do trabalho infantil e a eliminação
da discriminação em matéria de emprego e profissão, bem como promover o trabalho digno.
Artigo 6.º
Qualquer Membro deve adotar uma legislação e políticas que garantam o direito à igualdade
e à não discriminação no emprego e na profissão, nomeadamente às trabalhadoras, assim como
aos trabalhadores e a outras pessoas pertencentes a um ou mais grupos vulneráveis ou a grupos
em situação de vulnerabilidade que sejam afetadas de forma desproporcional pela violência e pelo
assédio no mundo do trabalho.
IV. Proteção e prevenção
Artigo 7.º
Sem prejuízo do previsto no artigo 1.º e em conformidade com as suas disposições, qualquer
Membro deve adotar legislação que defina e proíba a violência e o assédio no mundo do trabalho,
incluindo a violência e o assédio com base no género.
Artigo 8.º
Qualquer Membro deve adotar medidas adequadas para prevenir a violência e o assédio no
mundo do trabalho, nomeadamente:
a) Reconhecer o papel importante das autoridades públicas em relação aos trabalhadores da
economia informal;
b) Identificar, em consulta com as organizações de empregadores e de trabalhadores inte-
ressadas, e por outros meios, os setores ou profissões e as modalidades de trabalho em que os
trabalhadores e outras pessoas em causa estejam mais expostos à violência e ao assédio;
c) Tomar medidas para proteger de forma eficaz essas pessoas.
Artigo 9.º
Qualquer Membro deve adotar legislação que exija que os empregadores tomem medidas
adequadas e de acordo com o seu grau de controlo para prevenir a violência e o assédio no mundo
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do trabalho, incluindo a violência e o assédio com base no género, e em particular, na medida do
razoável e exequível:
a) Adotar e implementar, em consulta com os trabalhadores e os seus representantes, uma
política do local de trabalho sobre a violência e o assédio;
b) Ter em conta a violência e o assédio e os riscos psicossociais associados na gestão da
segurança e da saúde no trabalho;
c) Identificar os perigos e avaliar os riscos de violência e assédio, com a participação dos
trabalhadores e seus representantes, e tomar medidas destinadas a prevenir e a controlar esses
perigos e riscos;
d) Disponibilizar aos trabalhadores e a outras pessoas interessadas, informação e formação
sobre os perigos e riscos de violência e assédio identificados e sobre as medidas de prevenção e
proteção correspondentes, em formatos acessíveis consoante o caso, incluindo sobre os direitos
e responsabilidades dos trabalhadores e de outras pessoas em causa relativamente à política
mencionada na alínea a) do presente artigo.
V. Controlo da aplicação e meios
de recurso e de reparação
Artigo 10.º
Qualquer Membro deve tomar medidas adequadas para:
a) Acompanhar e controlar a aplicação da legislação nacional relativa à violência e ao assédio
no mundo do trabalho;
b) Garantir um fácil acesso a meios de recurso e de reparação adequados e eficazes, bem
como a mecanismos e procedimentos de comunicação e de resolução de conflitos em casos de
violência e assédio no mundo do trabalho, que sejam seguros, equitativos e eficazes, tais como:
i) Procedimentos de apresentação de queixa e de inquérito e, se necessário, mecanismos de
resolução de conflitos ao nível do local de trabalho;
ii) Mecanismos de resolução de conflitos externos ao local de trabalho;
iii) Tribunais e outras jurisdições;
iv) Medidas de proteção dos queixosos, das vítimas, das testemunhas e dos denunciantes
contra a vitimização e as represálias;
v) Medidas de apoio jurídico, social, médico e administrativo para os queixosos e para as
vítimas;
c) Proteger a privacidade das pessoas em causa e a confidencialidade, na medida do possível
e caso seja adequado, garantir que essas exigências não sejam aplicadas abusivamente;
d) Prever sanções, se necessário, em casos de violência e assédio no mundo do trabalho;
e) Prever que as vítimas de violência e assédio com base no género no mundo do trabalho
tenham acesso efetivo a mecanismos de queixa e de resolução de conflitos, a apoio, a serviços e
a meios de recurso e de reparação que tenham em conta as considerações de género, seguros e
eficazes;
f) Reconhecer os efeitos da violência doméstica e, na medida do razoável e exequível, mitigar
o seu impacto no mundo do trabalho;
g) Garantir que todo o trabalhador tem o direito de retirar-se de uma situação de trabalho caso
tenha motivos razoáveis para considerar que ela representa um perigo iminente e grave para a
sua vida, saúde ou segurança devido à violência e ao assédio, sem sofrer represálias ou outras
consequências indevidas, e o dever de informar a administração;
h) Garantir que a inspeção do trabalho e outras autoridades competentes, se for o caso, este-
jam capacitadas para lidar com a questão da violência e o assédio no mundo do trabalho, incluindo
para emitir ordens que requeiram a adoção de medidas de aplicação imediata ou de interrupção do
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trabalho em caso de perigo iminente para a vida, saúde ou segurança, sem prejuízo de qualquer
direito de recurso judicial ou administrativo que possa ser previsto por lei.
VI. Orientação, formação e sensibilização
Artigo 11.º
Qualquer Membro, em consulta com as organizações representativas dos empregadores e
dos trabalhadores, deve esforçar-se por garantir que:
a) A questão da violência e do assédio no mundo do trabalho seja abordada nas políticas
nacionais relevantes, como as relativas à segurança e saúde no trabalho, à igualdade e não dis-
criminação, e à migração;
b) Orientações, recursos, formações e outras ferramentas respeitantes à violência e ao assédio
no mundo do trabalho, incluindo sobre a violência e o assédio com base no género, sejam colocadas
à disposição dos empregadores e trabalhadores e das suas respetivas organizações, assim como
das autoridades competentes, em formato acessível, consoante o caso;
c) Sejam tomadas iniciativas sobre o tema, incluindo campanhas de sensibilização.
VII. Métodos de aplicação
Artigo 12.º
As disposições da presente convenção devem ser aplicadas por meio de legislação nacional,
assim como por meio de convenções coletivas ou de outras medidas conformes à prática nacio-
nal, incluindo o alargamento ou a adaptação de medidas existentes de segurança e de saúde no
trabalho para abranger a violência e o assédio e o desenvolvimento de medidas específicas, se
necessário.
VIII. Disposições finais
Artigo 13.º
As ratificações formais da presente convenção são comunicadas ao Diretor-Geral do Secre-
tariado Internacional do Trabalho para efeitos de registo.
Artigo 14.º
1 — A presente convenção vincula apenas os Membros da Organização Internacional do
Trabalho cuja ratificação tenha sido registada pelo Diretor-Geral do Secretariado Internacional do
Trabalho.
2 — A convenção entra em vigor doze meses após a data em que as ratificações de dois
Membros tenham sido registadas pelo Diretor-Geral.
3 — Posteriormente, a convenção entra em vigor para cada Membro, doze meses após a data
de registo da sua ratificação.
Artigo 15.º
1 — Qualquer Membro que tenha ratificado a presente convenção pode denunciá-la decorrido
um período de dez anos, após a data de entrada em vigor inicial da convenção, mediante comunica-
ção ao Diretor-Geral do Secretariado Internacional do Trabalho para efeitos de registo. A denúncia
apenas produz efeitos um ano após ter sido registada.
2 — Qualquer Membro que tenha ratificado a presente convenção e que no prazo de um ano
após o termo do período de dez anos estipulado no número anterior, não faça uso da faculdade de
denúncia prevista no presente artigo, fica vinculado por um novo período de dez anos e poderá,
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posteriormente, denunciar a presente convenção no termo de cada novo período de dez anos, nas
condições previstas no presente artigo.
Artigo 16.º
1 — O Diretor-Geral do Secretariado Internacional do Trabalho notifica todos os Membros
da Organização Internacional do Trabalho do registo de todas as ratificações e denúncias que lhe
sejam comunicadas pelos Membros da Organização.
2 — Ao notificar os Membros da Organização do registo da segunda ratificação que tenha sido
comunicada, o Diretor-Geral chama a atenção dos Membros da Organização para a data em que
a presente convenção entrará em vigor.
Artigo 17.º
O Diretor-Geral do Secretariado Internacional do Trabalho comunica ao Secretário-Geral das
Nações Unidas, para efeitos de registo, nos termos do artigo 102.º da Carta das Nações Unidas,
informações completas sobre todas as ratificações e denúncias registadas nos termos dos artigos
anteriores.
Artigo 18.º
Sempre que julgar necessário, o Conselho de Administração do Secretariado Internacional
do Trabalho apresenta à Conferência Geral um relatório sobre a aplicação da presente convenção
e examina a conveniência de inscrever, na ordem de trabalhos da Conferência, a questão da sua
revisão total ou parcial.
Artigo 19.º
1 — Caso a Conferência adote uma nova convenção para rever a presente convenção, e salvo
disposição em contrário da nova convenção:
a) A ratificação por um Membro da nova convenção de revisão implica de pleno direito, não
obstante o disposto no artigo 15.º, a denúncia imediata da presente convenção, sob reserva de
que a nova convenção tenha entrado em vigor;
b) A partir da data de entrada em vigor da nova convenção de revisão, a presente convenção
deixa de estar aberta à ratificação pelos Membros.
2 — A presente convenção permanece, em todo o caso, em vigor na sua forma e conteúdo
atual para os Membros que a tenham ratificado e não ratifiquem a convenção de revisão.
Artigo 20.º
As versões francesa e inglesa do texto da presente convenção fazem igualmente fé.
O texto que precede é o texto autêntico da convenção devidamente adotada pela Conferência
Geral da Organização Internacional do Trabalho na sua centésima oitava sessão que teve lugar em
Genebra e que foi declarada encerrada no vigésimo primeiro dia de junho de 2019.
Em fé do que apuseram as suas assinaturas, neste vigésimo primeiro dia de junho de 2019:
O Presidente da Conferência:
Jean-Jacques Elmiger.
O Diretor-Geral do Secretariado Internacional do Trabalho:
Guy Ryder.
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PRESIDÊNCIA DO CONSELHO DE MINISTROS